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Pratique · Le retour d'un bailleur

État des lieux nouvelle génération : plus rapide, sans tout réécrire, en dictant les modifications

Y
Chambre vide lumineuse avec parquet, prête pour un état des lieux
Un logement vide, un parquet, deux fenêtres : l'instant où tout se documente — pièce par pièce, élément par élément.

Tout bailleur qui a déjà fait un état des lieux connaît le dilemme : soit on prend le temps de tout noter en détail, et on y passe une éternité avec le locataire qui s'impatiente, soit on va vite et on simplifie — au risque de ne plus rien pouvoir prouver à la sortie.

J'ai longtemps fait mes états des lieux moi-même, et je vais être honnête : même en m'appliquant, un état des lieux me prenait facilement une heure et demie. Et encore, je ne notais pas tout. Dans une pièce, je relevais deux ou trois défauts marquants — pas un défaut sur chaque élément, parce que ça aurait pris beaucoup trop longtemps.

C'est exactement là que le bât blesse. Et c'est ce que les outils modernes peuvent enfin résoudre — à condition de comprendre où est le vrai problème.

Papier ou tablette : le même problème de temps

On pourrait croire que passer du papier à la tablette règle la question. En réalité, non.

Sur papier, il faut écrire à la main, pièce par pièce, élément par élément. C'est long. Alors on simplifie.

Sur tablette, on coche des cases (très bon état / correct / défraîchi). C'est plus rapide à première vue, mais dès qu'on veut préciser un défaut — une rayure, un éclat, une tache — il faut s'arrêter, taper le texte sur le clavier tactile. Et taper sur une tablette, debout dans une pièce vide, ce n'est pas confortable. Alors là aussi, on simplifie : on coche "correct" et on passe à la suite.

Résultat, dans les deux cas, le même réflexe : pour aller plus vite, on renonce au détail. On note les deux ou trois défauts les plus visibles d'une pièce, et on laisse de côté la petite rayure en bas de la fenêtre, l'éclat sur le coin du plan de travail, la trace derrière le radiateur.

C'est humain. Personne n'a envie de passer deux heures dans chaque logement à dicter au stylo l'état de chaque prise, chaque interrupteur, chaque plinthe. Mais cette simplification a un coût.

Pourquoi l'imprécision coûte cher à la sortie

L'état des lieux d'entrée a une fonction précise : c'est le point de comparaison au moment du départ du locataire. À la sortie, on compare l'état du logement avec celui constaté à l'entrée, et c'est cette différence qui justifie — ou non — une retenue sur le dépôt de garantie.

Le problème est simple : seul ce qui a été noté à l'entrée est opposable.

Si l'état des lieux d'entrée indique juste "murs : correct" sans mentionner les détails, le bailleur ne peut pas prouver qu'une dégradation est apparue pendant la location. À l'inverse, si un petit défaut existait déjà à l'entrée mais n'a pas été noté, le locataire peut se le voir reprocher injustement à la sortie.

Un état des lieux vague, c'est donc :

La précision n'est pas un luxe. C'est ce qui protège les deux parties. Mais jusqu'ici, être précis voulait dire y passer un temps déraisonnable.

La dictée vocale : tout noter, en quelques secondes

C'est précisément ce verrou que lève la dictée vocale.

Au lieu d'écrire ou de taper, on dicte l'observation à voix haute : "petite rayure en bas à droite de la fenêtre", "éclat de deux centimètres sur le coin du plan de travail", "trace d'humidité derrière le radiateur du salon". En quelques secondes, c'est noté — là où il aurait fallu plusieurs minutes pour l'écrire à la main ou le taper sur tablette.

Le changement est radical : pour la première fois, être exhaustif ne coûte plus de temps. On peut enfin noter un détail sur chaque élément de chaque pièce, sans y passer l'après-midi. La vitesse et la précision, qui étaient incompatibles, deviennent compatibles.

C'est un renversement complet de la logique habituelle. On ne choisit plus entre "vite mais imprécis" et "précis mais interminable". On peut avoir les deux.

★ Animation — la dictée vocale en action
L'observation est dictée à voix haute et apparaît directement dans l'application — sans s'arrêter pour taper sur le clavier tactile.
Bon à savoir — la dictée nécessite une connexion internet. La reconnaissance vocale fonctionne via le navigateur et a besoin du réseau. Sur place, dans un logement sans couverture réseau, la dictée ne sera pas disponible. Mais l'état des lieux reste réalisable en mode tablette classique (saisie manuelle des observations et cases à cocher) : on ne perd que le confort de la dictée, pas la possibilité de faire l'état des lieux.

Un bénéfice inattendu : la transparence pour le locataire

Il y a un autre avantage à la dictée, plus subtil mais tout aussi important : le locataire entend ce qu'on note.

Quand on coche des cases sur une tablette ou qu'on griffonne sur un papier, le locataire ne voit pas vraiment ce qui est inscrit. Il découvre parfois le contenu de l'état des lieux après coup, au moment de signer — et peut se sentir mis devant le fait accompli.

Avec la dictée, tout est dit à voix haute, en sa présence. Le locataire suit en direct, comprend ce qui est relevé, et peut réagir immédiatement : "ah non, cette marque était là avant", ou "vous avez oublié de noter la fissure là-bas". L'état des lieux devient un moment de dialogue, pas un document rempli en silence.

« Le locataire entend ce qu'on note. L'état des lieux devient un moment de dialogue, pas un document rempli en silence. »

Cette transparence change la nature de la relation. Au lieu d'un acte administratif unilatéral, l'état des lieux devient un constat partagé, validé par les deux parties au fur et à mesure. C'est un gage de confiance — et c'est aussi une protection : un locataire qui a entendu et approuvé chaque observation est beaucoup moins susceptible de contester l'état des lieux par la suite.

Le mode héritage : ne plus jamais repartir de zéro

Le mode héritage répond à une absurdité du fonctionnement traditionnel : à chaque état des lieux, on recommence tout, alors que la plupart des éléments du logement n'ont pas changé.

Premier niveau — de l'entrée à la sortie. À la sortie d'un locataire, ce qui compte, c'est ce qui a changé. Plutôt que de reparcourir chaque pièce sur une feuille vierge, on repart de l'état des lieux d'entrée déjà rempli, et on ne modifie que les éléments dont l'état a évolué. Le sol qui était "très bon état" et qui présente maintenant une rayure ? On le met à jour. Le reste, identique, est déjà là. La comparaison entrée/sortie devient immédiate, puisqu'on travaille sur le même document de référence. Ce report est aujourd'hui proposé par beaucoup d'outils.

Deuxième niveau — d'un locataire au suivant. C'est là qu'EDL N°1 se distingue. Là où la plupart des outils repartent d'une feuille vierge à chaque nouveau locataire — et font donc reperdre toutes les annotations accumulées — EDL N°1 conserve la chaîne. L'état des lieux de sortie d'un locataire sert de socle à l'état des lieux d'entrée du suivant. Tous les détails déjà documentés sont conservés : le mur avec sa petite imperfection en haut à droite et son éclat en bas à gauche reste le même mur d'un locataire à l'autre. On n'a pas besoin de tout renoter — on ajoute simplement les nouveaux éléments éventuels.

★ Animation — le mode héritage en action
À l'arrivée d'un nouveau locataire, les pièces, éléments et observations du locataire précédent sont repris automatiquement — il ne reste qu'à ajuster ce qui a changé.

Ce mécanisme crée un cercle vertueux. Puisque les annotations détaillées sont réutilisées à chaque rotation de locataire, l'effort de précision n'est fait qu'une seule fois — et il est ensuite capitalisé sur tous les locataires suivants. Documenter minutieusement un logement au premier état des lieux n'est plus une corvée à recommencer : c'est un investissement qui se rentabilise à chaque nouvelle location.

C'est aussi ce qui rend la précision de la dictée encore plus pertinente : ce qu'on prend le temps de bien noter une fois (en quelques secondes grâce à la voix) reste acquis pour toutes les fois suivantes.

Des photos qui appuient le constat

La dictée et le mode héritage font gagner du temps. Les photos, elles, renforcent le constat.

Associer une photo à chaque observation — la rayure, l'éclat, la tache — donne un appui visuel concret à l'état des lieux. En cas de désaccord à la sortie, une photo datée prise à l'entrée constitue un élément de preuve précieux pour situer l'état initial du logement.

Les photos prises sont datées et associées au logement, ce qui aide à démontrer l'état constaté au moment de l'état des lieux. C'est un complément utile à la description écrite : le texte décrit, la photo montre.

En pratique avec EDL N°1

EDL N°1 réunit ces principes dans un outil pensé pour le terrain :

L'objectif est simple : permettre de faire un état des lieux à la fois rapide et précis, ce qui était jusqu'ici contradictoire — tout en gardant la maîtrise complète du document.

Le tout sans abonnement : EDL N°1 s'acquiert en une fois.

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Questions fréquentes

Un état des lieux dont les observations ont été dictées est-il valable ?
Oui. La loi n'impose pas la façon dont les observations sont saisies (écrites à la main, tapées ou dictées) — ce qui compte, c'est le contenu du document, sa précision, et qu'il soit établi de façon contradictoire et signé par les deux parties. La dictée n'est qu'un moyen de saisie plus rapide ; le document final reste un état des lieux écrit classique.
Faut-il l'accord du locataire pour dicter à voix haute ?
La dictée se fait en présence du locataire, dans le cadre normal d'un état des lieux contradictoire. Le locataire entend les observations et peut y réagir — c'est même un avantage en termes de transparence. Il n'y a pas de formalité particulière à prévoir.
Que se passe-t-il si je n'ai pas de réseau internet dans le logement ?
La dictée vocale ne fonctionne pas sans connexion. Dans ce cas, l'état des lieux se fait en mode manuel (saisie au clavier et cases à cocher). Vous ne perdez que la dictée, pas la possibilité de réaliser l'état des lieux.
Le mode héritage est-il conforme pour un état des lieux de sortie ?
Oui. Repartir de l'état des lieux d'entrée pour établir celui de sortie est une pratique logique et courante : cela facilite la comparaison entre les deux états. L'état des lieux de sortie reste un document établi contradictoirement, signé par les deux parties, qui reflète l'état réel du logement au départ du locataire.
Les photos remplacent-elles la description écrite ?
Non, elles la complètent. La description écrite reste le cœur de l'état des lieux ; les photos viennent l'appuyer en apportant un élément visuel. L'idéal est d'associer les deux : décrire précisément et photographier.

Conclusion

Pendant longtemps, faire un état des lieux a imposé un choix : être rapide ou être précis. Sur papier comme sur tablette, noter chaque détail prenait trop de temps, alors on simplifiait — et on se retrouvait avec un document trop vague pour protéger qui que ce soit en cas de litige.

La dictée vocale lève ce verrou : on note tout, en quelques secondes, et le locataire entend ce qu'on inscrit. Le mode héritage évite de tout réécrire — non seulement à la sortie, mais aussi d'un locataire au suivant, ce qui fait que l'effort de précision n'est consenti qu'une fois et profite à toutes les locations suivantes. Ensemble, ces deux approches permettent enfin de faire un état des lieux à la fois rapide, précis et transparent.

C'est une autre façon de travailler — plus proche de la réalité du terrain, où l'on n'a ni le temps de tout écrire à la main, ni l'envie de bâcler un document aussi important.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire pourquoi j'ai créé EDL N°1 et le modèle d'achat unique que j'ai choisi, plutôt qu'un abonnement.

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À propos de l'auteur
Yael
Propriétaire bailleur depuis 2008, il gère ses biens lui-même. Il a conçu EDL N°1 d'abord pour son usage personnel, avant d'en faire une application accessible à tous les bailleurs — sans abonnement.

EDL N°1 est une application d'état des lieux pensée pour répondre aux exigences de la loi Alur, éditée par Anticipation SARL. Achat unique, sans abonnement, dix ans de mises à jour incluses. Crédit photo en-tête : Curtis Adams (Pexels).